L’histoire du téléphone qui n’était pas perdu.

Phnom Penh

Maou étant en train de se faire épiler , je décide de passer le temps en achetant un coca dans le boui-boui d’en face. Je m’assois quelques minutes jusqu’à ce que la dame qui tient la boutique me fait comprendre que je dois y aller. Elle ne parle pas anglais mais m’explique avec des gestes qu’elle va fermer.

Je traverse la rue, un homme m’invite à m’asseoir dans son tuk tuk en attendant. Nous échangeons quelques phrases, j’apprends qu’il s’appelle «  savon », jusqu’à ce que Maou nous rejoigne.

Nous partons en direction du marché. Au bout de 10 minutes, je me rends compte que je n’ai plus mon téléphone. Je cherche, en vain.Je rebrousse chemin jusqu’à l’endroit où était le tuk tuk. Je n’ai pu le perdre que dans cette zone.Manque de chance, «  savon » est déjà reparti. Maou essaye d’appeler sur mon téléphone. Il est déjà sur répondeur. Ça ne sent pas bon

.Même si je suis habitué à perdre rapidement mon téléphone, je suis dégoûté. Au bout de 20 jours seulement, encore un nouveau mauvais record. Je décide de fumer une cigarette, penser à autre chose. Il faut tourner la page, le téléphone est bel et bien perdu. Il fait nuit, nous décidons de repartir vers notre logement.

Cinq pas plus tard, nous pensons reconnaître l’homme au Tuk-tuk, déposant des clients pile devant le fameux boui-boui. Vu le monde et la grandeur de Phnom Penh, c’est un hasard peu croyable. Je reconnais plus son tee-shirt rouge que sa tête.C’est bel et bien lui. Il dit ne pas avoir trouvé mon téléphone, nous fouillons tous les recoins de son véhicule . Nous regardons même dans son coffre, lieu improbable pour qu’il y soit.Puisque le Karma semble malgré tout être de mon côté, je décide de poursuivre les investigations.Je cogne fort sur la devanture métallique du boui-boui où j’ai bu mon coca. Seuls les chiens me répondent par des aboiements. Je continue à taper. Un homme m’ouvre enfin. Dur de communiquer avec lui. « Savon » explique que j’ai peut être perdu mon téléphone. Le ton monte, on ne comprend pas ce qu’ils disent. Difficile de rentrer dans le boui-boui pour vérifier, l’homme semble réticent.On me fait comprendre qu’il y a des caméras dans la rue, que je dois repasser demain. L’homme va dans l’arrière boutique et revient. Savon et lui parlent encore. Puisque la conversation est animée, des personnes dans la rue se greffent au débat en tant que spectateurs. Puis, dans l’obscurité, je crois reconnaître mon téléphone que l’homme dissimule dans sa main droite. Je demande à le voir mais l’homme du boui-boui refuse de me le montrer.Le ton monte encore, malencontreusement il appuie sur une touche. Cela me permet d’apercevoir le fond d’écran, c’est bien le mien. Maou me dit que je deviens blême. On ne veut toujours pas me donner mon téléphone, on me demande de me calmer. Une autre personne prend ce téléphone et nous demande le code… On s’énerve un bon coup en leur criant dessus, puis, en les bousculant un peu je lui arrache le téléphone des mains et nous repartons. On n’a pas vraiment compris ce qui se tramait, mais c’est bon, je ne battrai pas mon record de suite. Le karma est avec nous, pourvu qu’il reste à nos côtés !

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