L’île de Java

Java occidental et central 

Après 26h de voyage, nous voilà arrivés à Jakarta, île de Java qui est la plus peuplée du monde ! Très grande ville où Maou teste les premiers tuk tuk de sa vie et aussi premières frayeurs. « Non ne regarde pas trop, ça passe » lui souffle Géo. Nous sommes partis à l’aventure dans un tuk tuk, laissant le choix au chauffeur de notre destination, ce sera un centre commercial, un parmi des dizaines et des dizaines. On décide finalement d’aller dans un endroit plus vivant, KOTA TUA où nous dînons : cône de riz sauce cacahuète et soupe de nouilles.

Ayant du mal à recaler notre sommeil, cette nuit là on se réveille à 3h pensant avoir dormi 8h… on se dit «  et pourquoi on partirait pas maintenant à la gare chopper le premier train pour Yogyakarta ». Hop, c’est parti, sacs bouclés, tuk tuk trouvé, billets achetés, nous voilà dans le train pendant 9h, plutôt contents d’avoir quitté la frénésie de Jakarta.

Yogyakarta – ville située au centre de l’île de Java. On se l’imaginait plus petite mais finalement pas loin de 400 000 habitants et tout autant de scooters :=)

Réveillés en pleine nuit, à 4 heures du matin, par les appels à la prière, nous avons du mal à nous rendormir. L’Indonésie est un pays qui compte environ 87 % de musulmans.

Nous nous posons la question sur la visite du jour : le site hindousite de Prambanan ou Borobudur.

Même si les deux nous donnent envie, nous décidons de privilégier le site de Borobudur. C’est le plus grand temple bouddhiste du monde. Puis, on se dit qu’on verra la cité d’Angkor au Cambodge. Celle-ci ressemble à Prambanan en plus grandiose…

C’est à scooter qu’on se rend à Borobudur. C’est d’abord un bain de foule et de pollution et après 15 kilomètres on a de beaux paysages de rizières sous nos yeux. Géo le pilote dépasse des scooters aussi larges que des camions avec leur cargaison de fourrage.

Borobudur, un air de cité perdue dans Indiana Jones. Il y a 4 paliers à gravir. Selon la tradition bouddhiste, il faut faire le tour de chaque palier avant de gravir les marches pour le prochain. Nous arrivons au sommet où plusieurs stupas (cloches) culminent le temple. Une belle vue sur la forêt indonésienne et ses volcans couronne le tout.

Deuxième jour de scooter, on y prend goût, la pollution nous fait déjà moins mal à la tête. Nous avons besoin de nous rafraîchir. Direction la cascade sur les bons conseils de l’auberge !

Cette fois-ci, on s’enfonce plus dans la forêt voire même jungle. Les scooters et habitations se font plus rares. La panne d’essence nous tombait au nez mais non, vous n’aurez finalement pas d’anecdote à lire à ce sujet. Un petit coin de paradis perdu en pleine jungle s’offrait à nous. Une belle cascade, un bassin d’eau fraîche, peu de monde et encore moins de touristes. On a terminé par une balade dans la forêt brumeuse… On en a pris plein les yeux et sommes rentrés à la ville avant l’orage !

Java Oriental

Puisque nous sommes sur la terre des volcans, nous décidons d’aller en voir ! Nous choisissons de faire le Bromo et Ijen dans le cadre d’une excursion. Nous quittons donc Yogyakarta, c’est reparti pour 7 heures de train, nos mots fléchés sont de moins en moins nombreux… Notre hôtel se trouve à côté de Bromo. On doit en partir à 3 heures du matin pour assister au lever du soleil sur le volcan. Une fois levés, il pleut beaucoup. Arrivés en haut, nous attendons avec nos k-way que le soleil se lève. Excités, nous attendons de découvrir quelle scène va s’offrir à nous. Manque de chance, le brouillard est très dense. Nous ne voyons rien.

Nous espérons en voir davantage lors de la deuxième étape, qui consiste à grimper sur le cratère du Bromo. Le paysage est beau, sable noir et végétation verte se mélangent. Une fois grimpé, nous voyons le gros cratère, profond et encore fumant. Nous longeons ses bords sinueux. Brouillard et vents rendent le lieu encore plus impressionnant.

Deuxième volcan : Ijen. Cette fois-ci, ce n’est pas à 3 heures mais bien à 1h du matin que l’on doit se lever. On se demande si l’on va aller se coucher…

C’est parti pour l’ascension du volcan. Munis de notre lampe torche, on met une bonne heure pour atteindre le sommet. Ça grimpe fort, le tout dans le noir ! Puis, nous entamons la descente direction le cratère. On est censé avoir un guide que l’on perd rapidement. Cailloux disposés à la hâte forment notre chemin . C’est peu stable, long et on n’y voit rien…

Arrivés en bas, nous mettons nos masques à gaz. Nous apercevons enfin les fameux « blue fire ». Trois grosses flammes bleues continues se forment et disparaissent sous les épais nuages de fumées . Malgré la présence de nos masques, l’émanation de soufre nous pique les yeux et la gorge. On décide de remonter avant qu’on s’endorme dans les nuages de soufre. Au fur et à mesure, le soleil se lève et dévoile l’immensité du lac qui recouvre le cratère juste derrière la mine. Ce dernier, à la couleur vert émeraude, est le plus acide du monde.

En bas du cratère, des mineurs récoltent, sous nos yeux, les cristaux de soufre pour en faire des statues à vendre directement sur place ou les transformer en cosmétique par la suite (baume, savon). (cf. photo du panier). Touristes et mineurs empruntent le même chemin. On ne comprend pas comment ils peuvent travailler sans masque dans ces conditions : ils font deux fois par jour le chemin que nous avons fait, sachant qu’au retour ils portent en moyenne 80 kilos de cristaux. Ces hommes travaillent 15 jours d’affilée pour gagner quelques euros. Mais le compte est vite fait, mettre à l’abri leur famille au détriment de leur santé.

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