Corruption à la frontière Cambodge-Laos

Le 16 février, nous avons quitté le Cambodge pour le Laos. Nous avions entendu que le prix du visa devait être de 30 dollars, ni plus ni moins.

Après environ 10 heures de trajet en minibus, fatigués, nous approchons enfin la frontière laotienne. Le chauffeur nous dépose devant une épicerie. Au fond, un homme appelle les touristes et donne des formulaires à remplir pour l’obtention du VISA. Une fois le formulaire rempli, l’homme qui se charge des visas annonce qu’il y a différents prix selon la nationalité des touristes. Les allemands doivent par exemple payer 45 dollars alors que nous, français, devons payer 40 . Il s’agirait d’accords entre les pays.

Comme attendu, 10 dollars de plus étaient annoncés par rapport au vrai prix. La plupart des touristes s’exécute, même ce touriste allemand qui nous rappelait deux heures auparavant qu’il fallait se méfier de la corruption à la frontière.

On demande au Cambodgien la raison de ce prix. Il se ferme, dit que c’est le prix. Il nous met la pression en nous disant que son bureau ferme dans 30 minutes. Nous devons nous dépêcher sous peine de ne pas avoir de visa et que le bus parte sans nous.

On se rappelle tout de même des mises en garde de certains voyageurs rencontrés, sur la corruption à la frontière Cambodge-Laos.

Nous décidons de marcher jusqu’à la frontière. Une fois celle-ci atteinte, nous attendons. Les minutes paraissent longues. Nous ne savons pas si le bus va nous attendre.

Les douaniers nous annonce un prix de 30 dollars comme convenu. Cependant, ils nous demandent de payer les tampons de visa 2 euros l’unité. Puisqu’ils sont en uniforme, nous donnons naïvement .

Nous apprendrons par la suite qu’aucun douanier dans le monde doit faire payer des tampons aux frontières pour certifier le visa. Il s’agissait encore de corruption.

Nous rejoignons le bus, ceux qui ont payé le prix fort se rendent compte qu’ils ont été bernés. Le premier homme chez qui le bus nous a déposé a simplement pris les passeports des touristes, est allé les faire valider à la frontière, en empochant 10 dollars/ personne frauduleusement.

Ironie de l’histoire, l’escroc en question revient comme si de rien n’était dans le bus. Le ton est monté entre un touriste et ce faux douanier. Celui-ci a rétorqué que c’était son bus et que les plaintes ne servaient à rien !

Morale de l’histoire, la corruption est plus que présente à cette frontière. Même si on en est conscient, on cède parfois à la corruption par crainte. Prenez votre temps d’aller à la frontière par vous-même et tout se passera bien !

Quant à cette histoire de tampon payant, les douaniers vietnamiens nous ont demandé la même chose. Cette fois-ci, nous n’avons rien donné. En leur disant simplement que nous n’avions pas cette somme, ils nous ont laissés passer, sans insister.

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