Notre baptême en montgolfière

La première fois que le mini-bus est passé par Vang Vieng, on a vu ces grosses montgolfières au coucher du soleil, on s’est regardé et dit « WOW !! ». Puis, la fois d’après on avait prévu de passer quelques jours dans cette ville… L’idée nous trottait toujours derrière la tête. En sondant les différentes agences de voyage, lisant les blogs racontant leurs expériences et en les voyant décoller au coucher du soleil on s’est lancés !

Le jour J, on était tout excités à l’idée de s’envoler dans les airs au-dessus de ces montagnes karstiques qui font tout le charme de Vang Vieng. On arrive à l’avance, même trop, on parle avec l’employé de l’agence qui nous a vendu l’excursion. Il nous dit « temps idéal aujourd’hui, un peu de vent ». On ne réalise pas trop encore mais l’excitation monte. Ayant une bonne heure d’attente, on sort le jeu de cartes. Quelques minutes plus tard, un groupe de trois filles arrive, elles aussi pour la montgolfière. Puis, il est l’heure de monter dans le tuk-tuk et récupérer les autres touristes à leurs hôtels. Géo se rend compte que finalement c’est peut-être plus un truc de filles la montgolfière 🙂

Arrivés sur le site de décollage, le gérant nous informe qu’en réalité « il y a trop de vent », qu’on va devoir attendre un peu avant de gonfler la montgolfière. Hmmm Hmmm, ça commence mal. C’est vrai que ça souffle en fait et en regardant le soleil, il fait cache cache avec les nuages… Une équipe d’au moins quinze personnes est présente pour préparer la toile, la gonfler et la remettre debout.

On sympathise avec un Français (ouf Géo ne sera finalement pas le seul gars) et quelques minutes après on grimpe dans la plus petite nacelle, la première à partir. Le décollage se fait en douceur, on prend assez vite de la hauteur. Au début je n’ose pas sortir mon appareil photo, je préfère observer. Je vois la deuxième montgolfière dans les airs 10 bonnes minutes après nous. Il faut savoir qu’on a eu aucune explication au départ, tu montes là-dedans et advienne que pourra. A plusieurs reprises j’ai cru qu’on allait atterrir tellement je voyais le sol se rapprocher à grande allure, je me disais « non pas déjà ! ». Vite, je demande à notre copain de nous prendre en photo. Puis finalement, on reprend de la hauteur. La sensation de flotter dans les airs est vraiment chouette, à part le bruit du gaz pour chauffer l’air dans la toile, sinon c’est très silencieux. Le pilote propose à des touristes de les prendre en photo, l’ambiance est détendue.

Vue de la Montgolfière, Viang Vieng, Laos.

A un moment, il a quand même dit « attention, poussez-vous on va toucher les branches ». Notre vol s’achevait. On voyait la fameuse équipe de 15 personnes qui courait à travers champ pour venir nous récupérer ! C’était assez drôle. Juste avant qu’on atterrisse, on a vu l’autre montgolfière toucher le sol avant nous. Enfin je dirai plutôt heurter le sol car c’était violent ! Elle allait encore assez vite quand elle a touché le sol, on a vu la nacelle et les passagers bien secoués et on a pu entendre leurs cris. Et malheureusement pour eux, cela s’est reproduit une deuxième fois, car emportés par le vent, ils ont continué leur course folle dans les buissons épineux.

Bref, nous en voyant cela, on commençait à craindre pour notre atterrissage… On a également heurté une fois le sol mais doucement, la montgolfière a continué sur quelques mètres et s’est arrêtée… On sort assez rapidement en file indienne.

Pour les autres, ils sortent difficilement de la nacelle, certains s’aperçoivent que leurs pantalons ont même craqué, d’autres sont légèrement blessés ou encore une fille en pleurs car traumatisée. De notre côté, rien de tout ça, sauf que juste à côté de notre nacelle se trouve…un serpent bien vivant !

Décidément, c’était vraiment pas le jour pour s’envoler dans les airs. Notre vol a duré moitié moins que ce qui était prévu, on est vraiment déçus. On se dit qu’on aurait dû regarder la météo et refuser de décoller… J’ai la sensation de ne pas avoir profité du vol, n’ayant pas été assez haut pour admirer les montagnes. Pour couronner le tout, il se met à pleuvoir, un gros orage se prépare, alors qu’on est en pleine saison sèche. Heureusement, notre tuk-tuk est là, mais pour les autres (ceux qui ont eu l’atterrissage violent) ils attendent sous la pluie. Jusqu’au bout, on a cru à une caméra cachée. Bref, on a fait de la montgolfière et on n’a jamais trouvé la caméra cachée.

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