Carnet de route

Vous l’avez sûrement deviné, on a adoré la Colombie ! On est allés de surprises en surprises, un accueil chaleureux et des paysages de folie, nous sommes comblés. On s’y est bien sentis et avions envie de profiter un maximum. Voici un petit résumé de notre itinéraire pendant un mois et trois semaines.

Bogota

Contrairement à beaucoup de touristes, on a bien aimé la capitale. Il faut dire qu’après deux mois en Inde, on était contents de changer d’ambiance et de retrouver des rues piétonnes. Le centre historique est très mignon, des façades colorées et des bars et restaurants où on a juste envie de rentrer, attirés par la décoration authentique d’Amérique latine. On a également perdu 20 degrés, on a eu du mal à s’y faire. On n’a pas fait tellement de visites, on s’est surtout reposé du décalage horaire et apprécié le quartier où l’on résidait.

On a logé 3 nuits en Aibnb chez une famille très sympa et toujours prête à nous aider.

Medellin

Un compagnon de voyage rencontré au Laos nous avait parlé de la fête des fleurs de Medellin. C’était apparemment un immanquable ! On a donc pris la route depuis Bogota pour arriver en fin de journée dans la deuxième plus grande ville du pays. A notre arrivée, on était impressionnés par toutes ces lumières de chaque côté de la montagne. Le spectacle est grandiose !

On pose nos valises pour une semaine afin de bien profiter de la fête et de faire des visites de villages typiques aux alentours. On s’est trouvé un beau logement Airbnb avec une grande terrasse, on s’y sent bien.

La Colombie est le deuxième exportateur mondial de fleurs, derrière les Pays-Bas. On assistera à plusieurs évènements dans les nombreux parcs de la ville (concerts, défilés). Il y a beaucoup de visiteurs à cette occasion, notamment le dernier jour pour le défile des « silleteros ». Les paysans confectionnent des tableaux élaborés à partir de pétales de fleurs sur leur dos pendant plus de deux heures (poids total de 60 kilos). C’est le moment tant attendu du festival et c’est génial, les gens encouragent les porteurs, les acclament et chantent ! Un bon moment passé au milieu des Colombiens en effervescence.

On a également fait des tours comme déjà évoqué.

Enfin, on a consacré deux jours à la visite du village coloré de Guatapé et du village blanc de Santa Fé de Antioquia. Ça fait du bien de sortir de la grande ville de Medellín et de se retrouver au calme dans ces magnifiques villages constitués de quelques rues et d’une grande place.

Rocher de Peñol, Guatape

 

Le beau village de Guatapé, Antioquia.

On a beaucoup aimé Medellín, c’est une ville moderne aux transports développés, elle offre de nombreux parcs et le climat y est très agréable.

Caraïbes

Après une heure de vol, nous voici arrivés à Carthagène des Indes, sur la côte nord caribéenne. On change radicalement de décor, on s’adresse à nous avec des petits mots comme « mi corazon » (mon coeur), « mi reina » (ma reine), « mi amor » (mon amour). Ici, les origines des habitants sont majoritairement africaines. Au cœur de la vieille ville, il est coutume de prendre en photo les femmes habillées de leurs robes colorées et portant leur corbeille de fruits. Les couleurs de leurs vêtements se mélangent parfaitement aux façades de la ville. On a passé deux jours plein dans l’enceinte historique. On ne cessait d’être émerveillés par l’architecture des bâtiments, de leurs balcons fleuris et de la décoration intérieure des bars et restaurants (les Colombiens sont vraiment doués pour la décoration).

Ensuite, on est s’est dirigé plus à l’est, à Santa Marta, Minca, Parc Tayrona et Palomino. Pour quitter la chaleur étouffante de Santa Marta, rien de tel que de se rendre à Minca, à seulement 45 min en montagne, où l’on peut faire de nombreuses randonnées à travers la forêt. Pour nous ce fût baignade à l’une des cascades et repos dans un hamac.

Repos à Minca

L’intérêt du parc Tayrona se concentre sur ses belles plages que l’on atteint à travers une longue balade dans la forêt qui longe la mer. On y a campé une nuit.

Plage San Juan del Cabo

Notre coup de cœur fut Palomino, une petite ville paisible où la rivière se jette dans la mer. Cette dernière étant agitée, on se baigne à l’embouchure. On a fait une descente en bouée de deux heures, au rythme des flots. Encore une fois, c’était calme, on pouvait observer tranquillement la nature environnante, notamment des toucans !

Enfin, autre coup de cœur, Capurgana et Sapzurro, tout à l’ouest, à la frontière avec le Panama. Très peu de touristes prennent le temps de s’y rendre car c’est un peu le bout du monde. Mais une fois sur place, c’est le paradis (snorkeling, balade dans la forêt tropicale).

Sapzurro

Région du café

Nous voici enfin dans la région du café. On en a beaucoup entendu parlé et avions hâte ! On commence par Jardin, que nous avons élue la plus ville de la région d’Antioquia. C’est tout simplement hyper mignon, coloré et authentique. Elle est entourée de collines verdoyantes et propose nombre d’activités (parapente, canyoning, balade à cheval, VTT de rando etc.). Les habitants ont tous leur chapeau vissé sur la tête, ont une drôle de manière de se tenir sur leur chaise dans les bars et le soir, les cavaliers arrivent sur la place principale pour montrer leurs qualités de dresseur.

On a donc fait du parapente, balade dans la campagne, visite d’une plantation de café, observation du Gallito de las Rocas.

Parapente au-dessus des plantations de café

 

Jardin et ses habitants, une façon bien à eux de s’assoir !
Gallito de las Rocas

On a ensuite filé vers Filandia et Salento, plus au sud et à l’entrée du parc des Nevados. Là encore, même ambiance, et pour les déjeuners on a toujours droit à la délicieuse truite accompagnée de patacones (bananes frites). On ne s’en lasse pas. A Filandia, on a eu la chance de voir le fameux singe hurleur (mono aullador) et de rencontrer Luis Carlos, propriétaire d’une petite finca de café. Les hostels où l’on dort sont beaux et l’accueil y est très chaleureux comme toujours. On a l’impression de se faire chouchouter en permanence, comme à la maison.

On a donc ensuite fait notre fameux trek, puis profiter des eaux thermales de Santa Rosa avant de retourner à Bogota, dans la famille Airbnb chez qui nous étions restés début août.

Petit coin de paradis, eaux thermales de Santa Rosa

Amazonie

Cette région, nous en rêvions déjà lorsqu’on préparait notre tour du monde. L’excitation monte au moment d’embarquer dans l’avion. Nous sommes les seuls étrangers. On remarque tout de suite que les passagers ont des origines indigènes et se connaissent tous. Un monsieur nous repère et en profite pour vendre son excursion dans la jungle. On sent que le choix de l’agence va être difficile.

La ville de Leticia, entourée de la forêt amazonienne et bordée par l’Amazone, se trouve au niveau de trois frontières : colombienne, brésilienne et péruvienne. En une journée, on peut facilement se rendre dans ces trois pays. On en a d’ailleurs profité pour boire une excellente caïpirinha à seulement 1,50 EUR et de s’imaginer au carnaval de Rio…

Les premiers jours on s’acclimate à cette nouvelle ambiance et on se repose. On prend le temps de choisir une excursion sur trois jours qui s’étendra finalement sur quatre.

Sur l’Amazone
Petit bout avec son paresseux, les inséparables.
Vue sur Puerto Nariño
Maison en bois, communauté indigène

C’est une ville moyenne où le transport le plus répandu est le scooter. Mais dès qu’il faut s’éloigner de plus de 15 km, c’est en bateau que ça se passe. Et qu’est ce qu’on en a fait des aller-retour ! Pour se rendre une journée dans une « réserve d’animaux » à Puerto Alegria ou encore dans la ville propre et sans véhicule motorisé de Puerto Narino, à 2h de Leticia. Sans parler de la mission d’obtenir notre tampon de visa de sortie de Colombie et de celui d’entrée du Pérou. Lors de ces déplacements, on a observé beaucoup de dauphins roses et gris, un régal !

Au mois de septembre, c’est la fin de l’été, c’est-à-dire de la saison sèche. Le fleuve est au plus bas, à certains endroits les bateaux ne peuvent pas circuler. C’est aussi la meilleure saison pour la pêche. Les communautés indigènes passent leur journée à pêcher afin de vendre leurs poissons aux restaurants, ce qui leur garantie une source de revenus pour le reste de l’année. Les locaux nous ont montré le niveau qu’atteint le fleuve au mois de mai, à la fin de la saison des pluies, c’est incroyable. Il prend plus de 10 mètres de hauteur. Cela veut aussi dire qu’il pleut en moyenne 6h par jour non stop. On aimerait revenir par ici rien que pour voir ce nouveau décor.

En ce qui concerne la baignade dans le fleuve, et bien, oui il y a des piranhas, mais tant qu’il n’y a pas de sang dans l’eau, ils n’attaquent pas. Tout comme le poisson électrique qui lance une décharge seulement s’il se sent en danger. Et les anacondas se trouvent dans les petits ruisseaux. Géo n’a donc eu aucun problème à profiter de la baignade. Marianne un peu plus, pas plus que les genoux.

On aurait facilement pu passer deux à trois semaines ici afin de visiter toutes les communautés indigènes le long du fleuve et faire d’autres réserves d’animaux.

Quand on parle de réserves d’animaux, ce sont des locaux qui possèdent des animaux de la forêt (paresseux, toucans, perroquets, tortues, anaconda) et les laissent en liberté pour que les touristes en profitent. On ne s’attendait pas à un tel cirque. C’est malheureusement triste à dire, mais les communautés en ont tellement tué pour se nourrir, qu’on n’en voit quasiment plus dans la jungle, à moins de s’enfoncer pendant des jours et des jours.

Le Fraile, contrairement au paresseux, il déborde d’énergie.
Toucan

 

 

On quitte donc la Colombie pour se rendre à Iquitos au Pérou, toujours au bord de l’Amazone.

Adieu Colombie, tu fais partie de nos pays coup de cœur !

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