Soleil, noix de coco et plongée : une semaine dans un atoll !

Comment avons-nous trouvé cet endroit ?

Alors que nous étions sur l’île de Caye Caulker au Belize, nous retrouvons par hasard ce couple belge que nous suivons sans le vouloir depuis le Guatemala. Qui plus est, ils sont dans notre même chambre d’auberge. Avant de nous coucher, nous parlons de nos projets respectifs. C’est alors que Lynsey nous parle d’une île perdue dans un atoll où l’accès des touristes est limité. Il paraît qu’on peut y vivre dans une cabane, qu’un catamaran nous y conduit seulement une fois par semaine. Elle a lu un article à ce sujet sur un blog et son récit nous fait saliver. Ce n’était pas prévu mais par expérience nous savons que les imprévus créent bien souvent les meilleurs souvenirs. Comme si le destin nous incitait à nous y rendre, nous tombons le lendemain sur une petite affiche de l’île avec des coordonnées sur un des murs de l’auberge. Ni une, ni deux, nous envoyons un message. Cette île qui appartient à une famille propose des séjours à la semaine. Nous décidons donc de réserver en nous adressant à « Jacqueline ». Nous apprenons que plusieurs hébergements sur l’île s’offrent à nous (la cabane, la cabane sur l’eau, le dortoir, la tente ou le hamac). Nous optons pour la cabane dortoir. Puisque le départ se fait le dimanche, nous retournons chez la gentille Audrey avant d’aller à Hopkins, ville de départ pour l’île.

Départ pour l’île

La veille, nous partons faire nos emplettes pour la semaine car il n’y a pas de ravitaillement possible sur place. Tant mieux, ça rend l’endroit encore plus excitant !

Le jour J, c’est avec 1h30 de retard qu’un petit bateau arrive sur le quai, nous embarquons avec 8 autres personnes. Au fil de l’eau, le trajet devient de plus en plus éprouvant. Grosses vagues à répétition et munis de simples tee-shirt, nous sommes littéralement trempés. C’est après plus de 2 heures de bateau que nous franchissons une première barrière de corail. L’atmosphère devient paisible, l’eau prend une toute autre couleur. Nous croisons deux îles et pensons à chaque fois que nous sommes arrivés. Mais non, il faudra encore continuer pour arriver aux portes du paradis.

Au loin  se dessinent des maisons et leur toit de chaume qui semblent flotter sur l’eau, cette fois-ci, c’est la bonne ! Une jeune nous accueille, c’est Jacqueline. Nous apprenons qu’elle est la fille de la propriétaire de l’île. Cette famille habite ici, de génération en génération, depuis maintenant 50 ans. Une fois nos affaires sorties du bateau, Jacqueline décide de nous faire le tour de l’île. Les 10 échoués que nous sommes la suivent. Même si les bandeaux jaunes et rouges nous manquent, la situation et le décor nous font penser à Koh lanta. Nous sommes immédiatement charmés avant même de commencer la visite. L’endroit a des airs de Polynésie française. Jacqueline s’arrête dans un premier temps au cimetière de cocos. Ici, nous serons libres de boire et manger les cocos que nous ramassons, ce n’est pas ce qui manque ! Une table, une machette et un outil pour les ouvrir, elle nous explique comment cela fonctionne. Elle nous montre les meilleurs points de snorkeling, les zones de pêche et nous explique le système de déchets sur l’île et le fonctionnement des toilettes sèches.

Notre cabane

Les tarifs

En ce qui concerne les tarifs pour la semaine par personne, auxquels il faut rajouter 9 % de taxe, les voicis :

– Camping avec sa propre tente = 87 e

– Camping avec location de tente = 114 e

– Dortoir = 131 e

– Cabane sur la plage = 202 e

– Cabane sur l’eau = 290 e

A cela s’ajoute un droit d’entrée sur l’île qui s’élève à 13,50 euros par personne pour la semaine. Quant à la pêche, elle est possible sur l’île en relâchant le poisson. Pour pouvoir consommer ses propres poissons, il suffit d’aller pêcher à 1,6 kilomètre au large. Le permis de pêche s’élève à 11 euros.

Suite à la visite, elle nous propose pour le même prix d’avoir notre propre cabane plutôt que de vivre en dortoir ! Bonne nouvelle ! 

Notre semaine sur l’île

Nous nous sentons immédiatement bien et savons que cette expérience sera inédite. Poser nos valises, se sentir seuls et libres dans un si bel endroit, ne pas entendre une voiture pendant une semaine, c’est tout ce qu’on attendait. Une envie de profiter au maximum de ce petit paradis ne rendra pas la semaine de tout repos. Une fois les affaires déposées dans notre chambre en bois, nous nous jetons sans perdre de temps à l’eau avec notre masque et tuba. C’est la fin de la journée et comme nous a prévenu Jacqueline, c’est l’heure où de nombreux requins nourrices montrent le bout de leur aileron.

Requin nourrice

Après une bonne nuit passée dans notre cabane à la lueur des bougies, nous partons dès le réveil à la recherche de noix de coco et prenons notre petit déjeuner. Jour après jour s’installent des petits rituels qui nous font aimer notre quotidien d’insulaire. Nous avons finalement passé la majeure partie de la semaine tête dans l’eau à observer la vie sous marine et les nombreux coraux qui nous entourent. Ici se trouve la deuxième plus grande barrière de corail au monde, autant vous dire qu’un immense jardin se trouve sous l’eau. Fil de pêche en main, j’ai attrapé un poisson que nous avons mangé accompagné du riz cuit à la noix de coco râpée. Quel plaisir de se sentir autonome.

Notre pêche !

Je découvre que Becky, la mère de Jacqueline, est instructrice de plongée et fait passer des niveaux. Puisque les prix sont abordables et que je dois finir mon niveau que j’ai commencé en Indonésie, je me lance ! C’est le « centre de plongée » le plus atypique qu’on ait pu découvrir à travers le monde. Une simple cabane en bois abrite tout le matériel. J’étais seul avec mon instructrice pour passer mon niveau. Marianne a eu l’opportunité de plonger avec moi lors de ma dernière session. Nous sommes allés jusqu’à 20 mètres et avons longé une falaise de coraux, c’était impressionnant . Ce niveau de plongée en poche nous permettra plus d’autonomie lors de nos prochaines découvertes sous-marines.

L’île, ne faisant que 5 hectares, pousse à faire des rencontres facilement. On croise les même personnes tout au long de la journée. Alors qu’une Canadienne nous fait goûter à du barracuda délicieusement cuisiné, c’est au tour de nos voisins de nous inviter le lendemain. Revenus de leur pêche avec 4 homards et plusieurs conques, nous avons partagé avec eux le meilleur repas de la semaine. Nous leur avons préparé des pancakes pour terminer en beauté !

Un des homards dégustés avec les voisins
Notre spécialité : pancake, au sirop d’érable et coco râpée

Ces mêmes voisins avaient loué un kayak pour la semaine. Ils nous ont gentiment proposé de l’utiliser le lendemain. Nous avons donc fait le tour de l’île et sommes partis harpon en main jusqu’à la zone de pêche à bord du bateau. Moins chanceux qu’eux, nous avons loupé de peu un homard se cachant dans les coraux. Il n’empêche que c’était toujours très agréable de découvrir de nouveaux spots de snorkeling.

Conclusion

Cette expérience est l’un de nos coups de cœur de notre tour du monde. Elle n’a rien à voir avec les belles plages que nous avions découvertes. Avant d’y arriver, nous avions des craintes qu’une semaine soit un peu trop long. Une fois sur place, on n’a pas vu le temps passer, on se couchait et se levait tôt. Une bonne énergie régnait. Etrangement, les moments posés sur un hamac à ne rien faire étaient rares. l’oisiveté était frustrante. Nous finirons de lire nos livres une prochaine fois. On aurait aimé y rester plus longtemps pour s’aventurer davantage autour de l’atoll.

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