Kruger, notre premier safari

Qui dit Afrique du sud dit Safari (qui signifie voyager en swahili) !

Il existe plusieurs réserves animales dans ce grand pays comme par exemple ADDO Elephant Park, Hluhluwe, Kruger, Parc National kgalagadi Transfrontier, parc national de Marakele etc. Sans citer toutes les réserves privées.

Nous avons décidé de tenter notre chance au parc Kruger où l’on peut voir le Big Five : éléphants, rhinocéros, buffles, léopards et lions. Ces animaux sont considérés comme des trophées de chasse et les plus représentatifs de la savane. Ils sont considérés comme les animaux les plus convoités mais aussi les plus menacés (excepté le buffle).

En plus de cela, l’avantage de ce parc est que l’on peut le faire seul avec sa petite voiture de location. Les routes goudronnées et les chemins sont bien entretenus, sur lesquels on roule à 50 et 40 km/h. Il faut éviter de rouler sur les crottins d’éléphants car des épines peuvent crever les pneus et des scarabées s’y trouvent.

Prix d’entrée par jour pour les visiteurs internationaux : 372 Rands (environ 22 euros)

Il fait 20 000 km², soit 350 km du nord au sud et 60 km d’ouest en est. En gros, la taille de la Belgique.

Notre logement à Balule Satellite campsite

Pour dormir dans les campings à l’intérieur du parc, il faut réserver environ 3 mois à l’avance (lien SANPARKS) afin de trouver une hutte disponible (option la moins chère si l’on ne souhaite pas camper) pour environ 35 euros la nuit pour 2. On a passé deux nuits dans ce type de logement dans des campements superbes : le Lower Sabie dans le sud-est du parc et le Babule satellite campsite dans le centre. Coup de cœur pour le deuxième implanté dans le bush sud africain, belle ambiance de camping, sans électricité, où les hyènes s’approchent de la clôture le soir humant l’odeur du barbecue. Une belle expérience qu’on aimerait renouveler en étant mieux équipés pour le camping. L’avantage de rester dans le parc la nuit est que l’on est directement sur place pour reprendre l’observation des animaux sans avoir trop de route à faire le lendemain.

La plupart des grands campings disposent d’une piscine, d’un restaurant, d’une boutique de souvenirs et d’une épicerie.

Les deux autres nuits, nous les avons passées en périphérie du parc. La sortie se fait à 18h. On recommande l’auberge de jeunesse African Bush Backpackers dans le sud du parc, un très bel établissement bien entretenu aux portes du parc.

On allait oublier de vous dire qu’on n’était pas que tous les deux pour ce safari, on vous présente les participants : Xavier, vacancier habitant en région parisienne, ancien collègue de Marianne ; Greg et Ophélie, couple de voyageurs, rencontrés en Colombie qu’on a motivés à nous rejoindre sur le continent africain.

C’est donc ensemble, mais à deux voitures, que nous avons parcouru de nombreux kilomètres du matin au soir dans le parc Kruger afin d’apercevoir le Big Five !

Il fait encore nuit quand nous quittons l’auberge afin d’arriver à 5h30 à la porte d’entrée (Crocodile Bridge). Sur le chemin, Xavier crie « Zèbre ! ». Le safari commence, même pas encore entrés dans le parc. On est déjà tout excités.

On va vite se rendre compte que cette porte est l’une des plus habitées. On y aperçoit des troupeaux de zèbres, impalas et gnous broutant les hautes herbes vertes. On met les warnings, ouvre les fenêtres et mitraille ces beaux animaux dans la lumière du matin. Plus loin, on quittera la route goudronnée pour un chemin, et là l’émotion est grande tout comme elle : une girafe se tient au milieu du chemin, nous regarde arriver. On est fous de joie, Greg et Ophélie se mettent à notre hauteur et c’est reparti pour une session photo.

Sur ce même chemin et quelques kilomètres plus loin, des voitures sont arrêtées (très bon signe !). Cette fois-ci, on admire trois rhinocéros, à seulement 10 mètres de la voiture. S’ils chargent, les deux voitures devant nous nous protègent 🙂

Ces animaux subissent malheureusement le braconnage car leur corne de 8 kilos se revend environ 60 000 euros le kilo sur le marché noir asiatique pour ses vertus aphrodisiaques et curatives. Son espèce est menacée d’extinction. Chaque année, près d’un millier est tué au parc Kruger et les rangers n’hésitent pas à faire de même avec les braconniers. C’est pourquoi, c’est le seul animal pour lequel on ne dévoile pas sur le tableau des observations présent dans les campings, les endroits où on a pu le voir.

C’est d’ailleurs lors de nos pauses piques-niques que l’on planifie la suite de notre journée, en fonction des animaux du Big Five repérés le matin. On a parfois l’impression d’être dans Pokémon où le slogan serait « Trouvez-les tous » ! Les derniers jours, on ciblait directement le lion ! Sacré lui, il nous aura fait tourner en bourrique 🙂 Le lion chasse la nuit et dort la journée. Il se déplace peu car ce sont surtout les lionnes qui chassent. A la fin du deuxième jour, on s’est rendu à notre porte de sortie Orpen où le fameux point vert du lion se trouvait et comme par magie, il y était encore. Il était allongé dans les hautes herbes, une belle fourrure noire autour de sa grosse tête. Mais le félin a préféré se rouler par terre et rester sur le dos nous laissant seulement 5 minutes pour l’observer correctement. On ne voyait plus que sa patte en l’air et sa queue se lever de temps à autre.

Mais il n’y a pas que lui qui nous aura fait vivre de fortes émotions. Entre les éléphants et les rhinos, on dira les éléphants. C’est l’animal que l’on voit le plus après les zèbres et les impalas, surtout sur la route allant de Skukuza à Lower Sabie, au bord de la rivière. Nous avons assisté à un très beau spectacle : le bain des éléphants. Les petits se roulaient dans l’eau et accrochaient leur trompe à celle d’un adulte pour réussir à sortir. Un éléphant boit environ 90 litres d’eau par jour, mange jusqu’à 200 kilos de nourriture par jour, pèse entre 4 et 6 tonnes et court jusqu’à 60 km/h.

Mais ce n’est pas ça le moment le plus émotionnel. Non, c’est lorsqu’on a décidé d’aller voir le baobab comme indiqué sur le panneau. Un beau et grand baobab avec au loin les éléphants. On s’arrête 10 minutes pour prendre les photos, reprenons le chemin de la sortie. Les éléphants se sont rapprochés, on en profite pour leur tirer un beau portrait… cela prend du temps et sans se rendre compte, leur nombre ne cesse de grandir en l’espace de 5 minutes. On est devant, Ophélie et Greg juste derrière. On voit la tête de Greg sortie de la fenêtre, il veut nous dire quelque chose. On comprend tardivement qu’il nous dit d’avancer car une vingtaine d’éléphants dont des bébés arrivent droit sur eux. Sauf que la matriarche mène la marche devant nous. Il nous est compliqué de gagner quelques mètres, Greg et Ophélie essaient de nous dépasser, paniqués. Nous sommes encerclés. Le troupeau a atteint la voiture de Greg et Ophélie, il y en a partout autour de la voiture. A ce moment là, la panique nous gagne. Tout le monde rentre sa tête à l’intérieur, on essaie de gagner quelques mètres. La matriarche avance. Un éléphant sur le côté barrit vivement en nous voyant passer. On sursaute, on ne l’avait pas vu ! La meneuse va finalement tourner, nous pouvons passer tout doucement sur le pont et sortir. On croise une voiture de Français arrivant en sens inverse et qui ont vu la situation critique dans laquelle on était. On leur a vivement conseillé de faire demi-tour.

Greg et Ophélie nous raconteront ensuite qu’ils ont eu la peur de leur vie en voyant arriver ces mastodontes qui n’étaient plus qu’à quelques mètres d’eux et paraissaient énervés. Ophélie nous avoue avoir dit dans la voiture « ça y est c’est pour nous » en voyant un éléphant bien agité arrivé de côté pour finalement aller embêter son acolyte. On ne saura ce qu’ils auraient fait de nous si on était restés en travers de leur chemin… Nous lirons plus tard les règles de sécurité recommandées par le parc : ne jamais bloquer le chemin d’un éléphant ; toujours lui laisser la priorité de passage ; ne pas trop s’approcher ; ne pas faire de bruit ; ne pas le suivre.

On termine cette première journée par l’invasion des babouins sur la route et la baignade des hippopotames (animal le plus dangereux de la savane).

Il faut savoir que les mois de février/mars/avril correspondent à la période des naissances. On a eu la chance den voir beaucoup dont un rare qui est le bébé rhino. A ce propos, petite anecdote : on croise une femelle rhino et son bébé tout juste né. Beaucoup de voitures se sont arrêtées sur le bas côté. Greg et Ophélie s’avancent et dépassent les rhinos. La mère devient plus agressive, remue la tête et fait des allers retours jusqu’à ce qu’elle mette la tête en avant et prétend charger la voiture. Nos amis arrivent à avancer mais c’était moins une !

Toujours dans la série anecdote avec les éléphants : sur la route longée par la rivière c’est le territoire des éléphants. Ils bloquent la route, les voitures sont au point mort. Nos amis sont encore une fois aux premières loges, les éléphants s’arrêtent sur la route. Un éléphanteau fait mine de les charger à plusieurs reprises en s’approchant de la voiture. On ne savait pas si on devait en rire ou s’en alarmer… Eux ont bien aimé en tout cas 🙂 Malheureusement, on était trop captivés par la scène pour filmer.

Quand on remonte vers le nord du parc, les paysages changent. Nous pouvons voir de plus grandes étendues herbeuses et de beaux points du vue, mais moins d’animaux. Il nous est arrivé de rouler plusieurs heures sans rien voir quasiment.

Guépard

On regrettait un peu notre choix de monter jusqu’à ce que l’on voit un guépard dresser le bout de son museau au bord de la route, caché dans les hautes herbes. On apercevait quelque chose mais ne savait pas à quoi s’attendre. On ralentit, il traverse, s’arrête au milieu avant de reprendre sa route de l’autre côté. L’animal le plus rapide de la savane, il peut atteindre jusqu’à 110 km/h et 80 en seulement 3 secondes. Il est grand et mince. C’est un animal diurne. On est encore une fois fous de joie face à une telle beauté de la nature. C’est la seule fois où on en verra un.

Léopard
Le grand Kudu

Il nous manque le léopard à notre tableau des trophées. C’est le dernier jour qu’on aura la chance de l’observer à côté du camping Skukuza, qui est une zone à léopards. Perché dans un arbre, il repère ses futures proies. Il est facilement reconnaissable grâce à sa queue qu’il laisse pendre depuis la branche.

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